Retour sur l’histoire de la pudeur

Retour sur l’histoire de la pudeur

Cheveux cachés, chemisiers amples aux manches longues, jupes qui frôlent le sol, de tous temps, la pudeur, notamment celle des femmes a été de rigueur. Qu’il s’agisse de l’antiquité Romaine durant laquelle les matrones devaient se voiler la tête, aux années 40 où nous étions encore bien loin de la libération des mœurs offrant à la femme de se dévêtir, en passant par la société actuelle où c’est le manque de pudeur qui semble poser problème, on est en droit de s’interroger sur la place du naturisme au cœur de cette évolution en matière de corps dévoilés

Une question de civilisations

Phénomène social, la notion de pudeur peut varier d’une société à l’autre. Règles différentes, perceptions opposées, aujourd’hui, et plus que jamais, au vu des nombreuses polémiques qui encadrent le principe de la liberté nue, montrer la beauté du corps dans son essence semble être sujet à débattre.

Des tribus primitives où la nudité est vécue comme quelque chose de naturel, la pudeur étant celle des émotions, aux bains publics du Moyen Age où la nudité est encore dépourvue de connotation sexuelle, il faudra attendre le 17° siècle pour voir apparaitre les prémisses de la notion de pudeur , et le 19° pour qu’elle soit érigée en tant que modèle social obligatoire.

Un voile immatériel

Loin d’être asexué pour certains, le corps nu fait l’objet de la transmission d’un sentiment de honte, dont profitent très largement les réfractaires du naturisme.

Hors, en naturisme aussi il y a de la pudeur. Le regard, l’attitude sont des valeurs du vivre nu fortement ancrées dans la pensée naturiste qui placent la pudeur à égalité avec le respect, non pas à travers un bout de sein dévoilé mais bien via un état d’esprit tolérant et ouvert sur l’autre.

Appliquée en art où les artistes ont du cacher d’un voile les attributs sexuels des plus grands chefs d’œuvre de la Renaissance, la pudeur, est une notion complexe, qui, quelle que soit la manière dont elle est perçue et adoptée, reste difficilement perceptible et source de fréquents conflits d’intérêts.

Force est de constater qu’il n’y a pas une pudeur, mais bien bel et bien plusieurs, à chacun ensuite de faire le choix du respect des croyances et réticences de l’autre, dans ce qu’il porte en lui de différent.

Crédit photo : FREDBOUAINE

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Commentaires

Merci pour ce thème.... La pudeur a différentes connotations.... pour les uns, la pudeur, c'est ne pas montrer tout son corps, pour d'autres, comme pour nous naturistes, la pudeur nous permet de montrer tout notre corps, mais avec une..."pureté" du regard qui fait que quand je suis nu(e) devant l'autre ou si l'autre est nu(e) devant moi, je peux contempler tout son corps, mais ne pas vouloir le désirer, vouloir me l'approprier..... l'autre étant reconnu(e) et respecté dans ce qu'il est comme "être nu(e)" et moi étant reconnu(e) dans ma nudité..... La pudeur est aussi une affaire de confiance en l'autre...... L'impudeur a le but de.."provoquer.." d'attirer le regard, alors que le naturisme ne provoque rien dans le regard mais permet juste à chacun "d'être vrai.." Le nudiste est celui pour qui la nudité est un "but", pour le naturiste, la nudité n'est qu'un "moyen" pour exprimer en toute confiance sa pudeur dans un corps dévoilé mais qui, par principe est beau pas uniquement dans ce qu'il dévoile mais aussi dans la richesse intérieure de la personne... Merci

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Soumis par CHM le ven, 07/10/2015 - 17:24