Racisme ou nudité : y a-t-il un choix à faire ?

Racisme ou nudité : y a-t-il un choix à faire ?

Septembre 2015. Le photographe allemand Olli Waldhauer use de son appareil photo pour protester contre la politique de censure de Facebook qui vise la nudité mais ferme les yeux sur les propos racistes. Un coup de génie qui met en exergue le deux poids de mesure du géant du réseautage social…

Un message fort contre le racisme

Plantons le décor : une jeune femme à forte poitrine en petite tenue et un homme installé sur un fauteuil, brandissant une pancarte aux propos racistes sur laquelle on peut lire «N’achetez rien aux métèques». Une légende indique que «l’une de ces personnes viole les règles de Facebook», et c’est aux internautes de deviner.
Le cliché a immédiatement fait le buzz auprès des internautes mais également auprès de la presse internationale. Deux heures après sa publication, les modérateurs du réseau bleu ont tout bonnement supprimé le cliché, car il « montre la nudité et revêt une connotation sexuelle ». Du pain béni pour l’artiste qui conforte ainsi son postulat.

Twitter prend le relai

«Je veux que Facebook efface la photo en raison de son contenu raciste et non pour la nudité», s’est indigné Waldauer. Après Facebook, c’est au tour du réseau à l’oiseau bleu de passer le test. Après sa suppression sur Facebook, la photo a été repostée par son auteur sur Twitter où elle a été largement partagée. Le hashtag #nippelstatthetze («des tétons plutôt que le racisme») n’a pas laissé les Twittos indifférents. Un élan social qui s’indigne contre le zéro-tolérance envers la nudité et le cautionnement des dérives racistes, envers un réseau social qui justifie déjà d’un casier bien étoffé

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Soumis par CHM le ven, 04/01/2016 - 18:40