Cinéma éco-friendly : la sélection pour les amoureux de la nature

Cinéma éco-friendly : la sélection pour les amoureux de la nature

Si le naturisme prône avant tout la liberté du corps et de l’esprit, à mille lieux des artefacts et autres accoutrements qui imposent une barrière artificielle entre l’individu et son environnement, il est également le garant d’un certain respect de la nature et d’une ouverture sur le monde, dans la tolérance et la convivialité. Malmenée de toutes parts depuis de nombreuses décennies, la planète subit de plein fouet la présence humaine et ses pratiques intrusives, et se voit repoussée dans ses derniers retranchements par une population toujours plus nombreuse, toujours plus tournée vers l’impératif de productivité. Conscient de cette douloureuse réalité, le monde du VIIe Art tente de convertir les salles obscures en lieux de sensibilisation, le temps d’une projection, et les réalisateurs inspirés et investis tentent par tous les moyens d’attirer l’attention du spectateur sur l’urgence de la situation et sur les scénarios-catastrophes qui menacent l’Humain. Ainsi, du cinéma d’animation au documentaire, du blockbuster au film d’auteur, retrouvez notre sélection des 10 meilleurs films éco-friendly. C’est parti !

Catégorie animation

Trop souvent confondu avec le cinéma de jeunesse, le film d’animation se destine à tous les publics, en attestent les audiences stratosphériques réalisées par les derniers Pixar (Le Voyage d’Arlo, Vice-versa). Le lyrisme de ces chefs d’œuvre, permis par une meilleure maîtrise de l’environnement et des plans en images de synthèse, ne rend que plus fort encore le message d’alerte.

« 9 », produit par Tim Burton et réalisé par Shane Acker en 2009, retrace l’histoire du personnage robotique éponyme, qui découvre un monde stérile, où toute trace de vie a été sciemment éradiquée par les machines que l’humain a lui-même mis sur pieds. Bien que le synopsis augure d’un énième « navet » de science-fiction, la réalisation graphique est absolument magnifique, et l’histoire, fluide et grave, marque les esprits des petits et des grands.

Véritable référence en la matière, Wall-e, proposé en salles en 2008 par les Studios Pixar est un classique comme on en fait peu. Toujours porté sur un futur hypothétique, on y découvre une Terre vierge de vie, où seule une petite unité de recyclage a trouvé refuge, tissant une toile poétique somptueuse, pour une histoire « humaine » de haut vol. Son monde sera chamboulé par l’arrivée d’Eve, unité d’exploration, qui fera naître chez le petit Wall-e des sentiments purs et intenses, au point de vouloir préserver la dernière plante existante sur terre…

Catégorie science-fiction

La planète bleue a toujours inspiré les scénaristes, qui ont su proposer de nombreuses réalisations, avec en commun un héro disposé à sauver la Terre et les Terriens des caprices naturels… Waterworld, réalisé par l’excellent Kevin Reynolds, sorti en 1995, avec en vedette un Kevin Costner dans la force de l’âge, est une référence dans le cinéma post-apocalyptique, et qui fait de la fonte des glaciers sa principale intrigue.

Toujours dans les scénarios-catastrophes, la série Mad Max de Georges Miller continue d’inspirer, 35 ans après sa sortie. La franchise prolongée par la suite par trois autres opus met en scène une planète où l’eau et le pétrole sont les seules richesses possibles, dans des conditions de vie extrêmement ardues.

Enfin, dans une atmosphère plus spatiale, James Cameron propose en 2009 son fameux Avatar, qui s’est imposé comme le film le plus lucratif de l’histoire lors de sa sortie. Le réalisateur de Titanic a ainsi décidé de faire les choses en grand, en inventant pour l’occasion un nouveau système de caméra, avec prise de vue en 3D. Il s’agira ainsi de suivre les choix de l’Homme, face à une planète dont la sécurité est menacée par l’objet de toutes les convoitises : la matière première pour créer du carburant.

Catégorie documentaire

Dans un genre plus factuel, mais bien plus inquiétant, de nombreux documentaires proposent une visibilité sur l’état actuel de la planète. En effet, dès 1982, Godfrey Reggio proposait Koyaanisqatsi, avec Francis Ford Coppola aux manettes. Film sans paroles, le réalisateur prend le parti risqué de laisser les images s’exprimer sans voix-off. Par un choix judicieux de plans et cadrages, alternant entre rythme saccadé et prises posées, le spectateur découvre les ravages de l’Homme sur la planète. Le titre se traduit par Vie en déséquilibre, et pourra être interprété comme « l’avancée de la technologie sur la nature ».

Auréolé de deux Oscars, An Unconvenient Truth (Une vérité qui dérange) offre au grand public l’excellente présentation multimédia de l’ex vice-président américain Al Gore, prix Nobel de la paix 2007, qui explique par des termes très simples les graves dérèglements climatiques imputables directement à l’action humaine.

Autres catégories

The Day After Tomorrow (Le Jour d’Après, réalisé par Roland Emmerich, 2004), exploite l’angle de la Terre vengeresse, qui voit une ère glaciaire détruire tout espoir de vie. The Happening, réalisé par M. Night Shyamalan, sorti en 2008, met également en scène la colère de la planète qui, menacée par l’inconscience collective, devient hostile au point de développer une toxine qui pousse les humains à se suicider. Mark Wahlberg, qui assure le premier rôle, sera malmené à de maintes reprises, et tentera, grâce à ses compétences de botaniste, de sauver l’espèce humaine des représailles de la planète.

Les films éco-responsables, et plus généralement, l’Art éco-friendly, réussit généralement à atteindre la cible du spectateur, pour le sensibiliser et susciter en lui l’envie de changer les choses. Gageons que la nouvelle dynamique initiée par la COP21 maintiendra la cadence des sorties responsables…

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Soumis par CHM le lun, 04/25/2016 - 16:45